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avril 2008

Bienvenue en Egypte ancienne! Avec le nouveau roman "TA NOUTRI, TERRE DES DIEUX"

Photo_livre_ta_noutri_copier_3 Bienvenue sur mon blog dédié à la trilogie

TA NOUTRI.

Bienvenue dans le monde merveilleux de l'ancienne Egypte...

"Ta Noutri, Terre des Dieux" est le premier volet de mon roman historique dont l'action se déroule en Egypte antique.

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                           Amicalement,

                           Laurence De Greef

A propos du roman... TA NOUTRI, TERRE DES DIEUX...dans l'ancienne Egypte

Ta Noutri, Terre des Dieux

Laurence De Greef aux éditions Moulin-Corbeau

  • « Ta Noutri, Terre des Dieux…
  • C’est sur cette terre qu’a été bâtie la ville des pharaons, Ouaset la Puissante. C’est dans cette cité qu’un inconnu avertira Pinedjem, le gouverneur de la ville, qu’une menace pèse sur le cœur de Pharaon. Et tandis que ses plus humbles serviteurs vont se trouver confrontés à de sombres mystères, Thoutmosis, le troisième du nom, se rapprochera de son peuple pour découvrir qui, dans l’ombre, viole la demeure éternelle des faucons. »
  • A travers le premier tome de cette trilogie, l’auteur vous plonge dans une atmosphère inattendue. Ce roman sur l’ancienne Egypte ressemble au Nil, il paraît tranquille au premier abord, cependant on s’y laisse engloutir lorsqu’il déborde mais jamais ne tarit. La lumière qui y coule est tantôt chaude, tantôt plus douce, à l’ombre de quelques mystères là où le soleil finit toujours par gagner.

  • Sur un rythme passionnant, ce livre, aux mille odeurs et aux couleurs brûlantes, vous emporte avec délice à travers ses pages, comme dans un film… Parmi des scènes inoubliables, celle de Pharaon offrant son amitié à un « de petite naissance », on serait alors tenté de s’incliner avec respect. Des personnages secrets et vulnérables vous laissent un parfum d’aventure et d’évasion en nous entraînant dans ce merveilleux passé.

  •             Sobriété, charme et fluidité qualifient avec justesse l’écriture de ce nouvel auteur qui nous fait découvrir avec bonheur le morceau d’une histoire qui aurait pu arriver à ce grand Pharaon…

Déjà quelques réactions... "TA NOUTRI, TERRE DES DIEUX"

  • Photo_livre_ta_noutri_nb111111111_6 « Bravo pour ce bruissement autour de la parution du roman « Ta Noutri, Terre des dieux ». J’espère que ce sera comme une boule de neige. J’ai bien aimé le rythme que donnent les chapitres courts… Laurence de Greef est un auteur talentueux qui a un style très agréable et vivant qui nous permet de revivre cette ancienne civilisation en détaillant les situations de points historiques ou de citations d’époque. Succès et réussite pour son aventure littéraire, car c’est mérité… »
  • Serge Ferand, auteur de romans sur l’Egypte ancienne. (http://www.oupouty.fr)
  • « Des personnages au caractère bien « trempé », pas seulement dans l’encrier du scribe. On communie bien avec l’idée que nous nous faisons de l’Egypte ancienne. Il faut être bien imprégné de cette civilisation pharaonique pour saisir les actes et les dires de personnages dont les noms ne sont pas forcément faciles à retenir. Le déroulé de la construction de l’ouvrage est plaisant. L’auteur a  une approche très intéressante, en son caractère littéraire, que l’écriture d’un strict roman « moderne ».C’est vraiment un ouvrage agréable à lire. Le récit a le « langage » de l’Egypte. Le second tome est vivement attendu… Je pense que c’est un roman qui mérite d’être lu, j’espère que l’auteur nous fera bientôt part de la suite. »
  • J.L Daele de Mauzac et Grand Castang, professeur à l’Université de Bordeaux, enseignant l’Histoire des Civilisations et co-auteurs d’ouvrages « romancés », à base historique appuyée sur les théories en cours, situés sous la XVIIIème dynastie de l’Egypte ancienne.
  • « J’ai passé un très bon moment à lire le livre et j’attends la suite avec impatience. Le roman est plaisant et plutôt bien écrit, le style est recherché, le vocabulaire assez riche. L’intrigue est bien ficelée et finalement, on a hâte de connaître la suite. C’est un roman qui se laisse lire sans déplaisir. »
  • Martine Détrie-Perrier, association Papyrus de Lille.
  • « Un livre vraiment plaisant à lire qui m’a redonné goût à la lecture, moi qui ait arrêté de lire depuis si longtemps, donc de rêver. Richesse du vocabulaire et des descriptions. On s’y croirait presque… atmosphère, suspens, scènes détaillées…Belle imagination ! Fertile ! »
  • Sandrine Levieuge de Briançon, secrétaire médicale.
  • « C’est un livre que j’ai lu avec plaisir. L’intrigue est bien menée, les personnages sont bien définis dans leur personnalité singulière. On se situe immédiatement dans une civilisation de l’Egypte ancienne, on est vraiment plongé dans un autre monde…
  • Le style est clair, précis et agréable à lire… ce roman appelle une suite…
  • Que l’auteur cultive ce talent pour d’autres succès à venir ! »
  • Thérèse Carbonne de Carros (Alpes-Maritime) retraitée.
  • « C’est un beau roman, facile à lire que je recommande. On s’imprègne de l’histoire avec grand plaisir. Quand vient la fin, on referme le livre à regret. Vivement le second pour pouvoir m’y replonger avec autant d’enthousiasme »
  • Cécile Poulain de Somain
  • « Un autre regard sur l’auteur… Succès mérité.»
  • E. de Greef, retraité de l’Agence de presse Belga à Bruxelles.
  • « C’est un livre aux personnages attachants qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. Fin qui nous laisse sur notre faim. »
  • Marie-Claude Leclercq, enseignante à la retraite
  • « Mystères et intrigue, j’ai adoré. Je l’ai lu deux fois… J’attends la suite avec impatience. »
  • Michèle Corbinant de Hem Langelet.
  • « Je ne me suis pas pressée pour le lire tant j’avais envie que cette belle sensation, celle d’être en Egypte ancienne, dure le plus longtemps possible. Les personnages m’ont séduite. Que l’auteur continue à nous faire rêver. »
  • Viviane Dubus, secrétaire de direction.
  • « A la lecture de Ta Noutri,, j’ai vraiment eu la sensation d’être au milieu de cette Egypte grandiose et de connaître ses personnages. On vit ce roman… J’attends la suite avec impatience. Je félicite simplement et sincèrement son auteur. »
  • Nadège Dubuisson de Somain
  • "Je me suis régalé, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à lire ce roman et à suivre cette intrigue.
    J'ai retrouvé un peu d'Agatha Christie dans la présentation et dans la mise en place des différents personnages que l'on suit tout le long de l'histoire.
    Chaque personnage à sa personnalité propre et on s'y attache.
    L'auteur a vraiment beaucoup de connaissance sur l'Egypte. J'éprouve un plaisir particulier à essayer de trouver ce qu'il y a derrière chaque étoile (en rappel à la fin des pages)
    La description de l'Egypte de l'époque nous transporte sur place, on y est et on a envie d'y rester.
    Le plus dur sera d'attendre la suite.
    Merci à l'auteur pour ce bon temps passé avec son livre."
  • Jean-Paul Kaeser, informaticien, Sartrouville
  • "J'étais comme dans un film. J'ai encore l'histoire dans ma tête mais surtout les odeurs, les parfums... J'aimerais pouvoir déjà lire le second tome."
  • C.Dohet, enseignante à Somain
  • "Je l'ai lu en une journée, en un souffle. C'était très passionnant!"
  • Rosa Van Mol, retraitée, Jette-Brussel
  • "C'est un bon livre. Il n'y a rien à dire, c'était très bien... J'attends la suite maintenant!"
  • Jeanne-Marie Leclercq, assistante sociale à la retraite, Bruay-Sur-Escaut
  • "J'ai aimé l'ambiance de l'histoire même si au départ je ne suis pas forcément
    mordue d'Histoire. A quand la suite??????"
    Valérie Dupuis, Travailleuse Familiale, Valenciennes

   

L'Egypte antique... un bout d'histoire

  • Cette incroyable et admirable civilisation remonte, au plus tard, 6000 ans avant J.C. On peut avancer que des populations pastorales ont émigré vers la vallée du Nil, poussé par une grande vague aride.
  • L'histoire de l'Egypte ancienne comprend plusieurs grandes périodes au cours desquelles la Haute- et la Basse-Egypte sont réunies pour former un seul Etat, d'où le nom des "Deux-Terres":
  • L'ancien empire (2635-2140)            
  • Le Moyen Empire (2020-1720)Assouanileelephantine
  • Le Nouvel Empire (1539-1069)
  • L'Ancien Empire est précédé par les périodes prédynastique (3500-2950) et thinite (2950-2635), au cours desquelles les principautés antérieurs à l'unification se structurent et luttent pour la suprématie. C'est, semble-t-il, le sud qui l'emporte sur le nord, pour ne former qu'un seul pays.
  • On appelle "Périodes Intermédiaires" les périodes qui voient cette unité rompue, soit par une occupation partielle du territoire, soit par la multiplication des pouvoirs à l'intérieur du pays. Le phénomème se produit à trois reprises.
  • La "Basse-Epoque" comprend surtout une alternance de périodes d'occupation étrangère et de restaurations indigènes avec la XXVIIe dynastie perse, la XXVIIIe dynastie saïte, la XXIV dynastie mendésienne et la XXXe dynastie sébennytique.
  • La seconde domination perse est interrompue par la conquête d'Alexandre (330) auquel succédent les rois lagides (323-30), puis les empereurs romains.
  • C'est la fermeture des temples païens décrétée par Byzance qui sonne définitivement le glas de l'histoire de l'Egypte pharaonique.
  • L'Histoire de l'Egypte antique est sans doute la plus longue que l'humanité ait connue jusqu'à présent. Elle est caractérisée à la fois par la volonté qu'avaient les égyptiens de rester au plus près de leurs traditions les plus anciennes. Aussi, les égyptiens s'adaptaient à des situations en perpétuelle transformation, au contact de régions qui subissaient des changements écologiques, démographique et politiques majeurs.Aswan1_031

Menkhéperrê Djéhoutymès... ThoutmosisIII

Fresquejardinve9 Cinquième pharaon de la XVIIIe dynastie (1479-1424), il dispute le rang de "plus grand souverain" du Nouvel Empire avec AménophisIII et RamsèsII. Il eut un règne d'environ 54ans, dont 22ans de règne partagé avec sa belle-mère Hatchepsout.

Cette période de co-régence, ThoutmosisIII la vivra en rongeant son frein, si l'on en juge la damnatio memoriae dont la reine fait l'objet des années après sa disparition.

Une fois seul au pouvoir, ThoutmosisIII va mener 14 campagnes militaires vers la Syro-Palestine (texte des Annales à Karnak). En dehors de la première et de la huitième, marquées par de réels engagements tactiques, il s'agit plutôt d'expéditions punitives ou de razzias dirigées contre les cités-Etats de la région et qui ont pour but d'assurer, autant par le pillage que par l'impôt, la soumission de leurs chefs. Les enfants de ces derniers, ramenés en Egypte et éduqués à l'égyptienne, contribuent, une fois renvoyés chez eux, au succès de cette domination.Dessin_degypte

ThoutmosisIII est aussi un roi bâtisseur. Les témoignages de cette activité architecturale existent tout au long de la vallée du Nil, y compris en Nubie. A Karnak, on retiendra la construction de l'Akhménou qui copie et remplace l'ancien sanctuaire du Moyen Empire. Les décors de deux de ses salles se signalent par leur originalité : le Jardin Botanique en bas-relief de plantes et d'animaux remarquables ou extraordinaires mais aussi par la liste de rois de la Chapelle des Ancêtres. Son temple "funéraire" dans l'Assassif, la chapelle d'Hathor à Deir-el Bahari, et sa tombe tout au fond de la Vallée des Rois complètent les constructions thébaines du souverain.

La mémoire de ThoutmosisIII a perduré fort longtemps dans la tradition égyptienne comme celle d'un roi valeureux et érudit à la fois.

(Dictionnaire de l'Antiquité, aux éditions PUF)

Ouaset, la Puissante... ancienne Thèbes (extrait 5)

  • Thèbes, en égyptien ancien Ouaset "la Puissante" ou Niout ("la ville") ou encore Niout-Amon ("la ville d'Amon"), pour les grecs Thèbes ou Diospolis est la capitale antique du IVe nome de Haute-Egypte, sur le site de l'actuelle Louxor, environ 700 km en amont du Caire.
  • La ville est située dans une courbe du Nil près de la chaine lybique. La cime thébaine domine, avec ses grandes falaises échancrées, ouadis, temples et nécropoles (vallée des rois).
  • Karnak se situe sur la rive droite, au sud-est de l'enceinte d'Amon où l'on a retrouvé un lot de vases de pierre, de silex et de poteries de la même époque ainsi qu'un vase de balsate noir pré-dynastique. Tout ceci atteste une très ancienne occupation du site.
  • La première mention de Ouaset apparaît sur un groupe statuaire représentant le roi Menkaourê (Mykérinos -2480 -2462, IVe dynastie), accompagné d'un personnage masculin figurant le nome thébain et portant sur sa tête le pavois surmonté du scpetre-ouas qui sert à écrire le nom de la ville et celui du nome, Ouaset qui est la métropole du nome et la résidence des gouverneurs. Ces derniers y aménagent leur tombeau, sur la rive occidentale, au moins dès la IVe dynastie, (mais des tombes, anomynes, remontant à la IVe dynastie, y ont été reconnues).
  • La grande divinité originelle paraît être Montou, adoré également dans un cercle d'une vingtaine de kilomètres autour de Ouaset, dans les villes de Tôd, Ermant et Médamoud.
  • Une lignée de gouverneurs thébains entreprenants et qui se proclament rapidement rois (AntefI-III et MentouhotepI-II) rassemble les territoires du sud et commence la reconquête du nord du pays tenu par les rois hérakléopolitains. ils forment la XIe dynastie. On leur doit l'un des tout premiers temples d'Amon-Rê à Karnak (Antef II, vers 2050av.J.-C.) et des constructions (un temple et une butte sacrée?) à Médinet Habou, rive gauche. Les tombeaux de ces nouveaux dynastes se trouvent au nord de la rive occidentale, à El-Tarif. Mentouhotep II, qui a achevé la réunification du royaume, établit son temple funéraire et son tombeau à Deir el-Bahari où ses successeurs de la XIe et de la XVIIIe dynastie tenteront de l'imiter.
  • L'avénement de la XIIe dynastie, avec un roi, Amenemhat Ier, dont le nom signifie "Amon est en tête", puis l'arrivée sur le trône d'un pharaon énergique, Sésostris Ier, sous le long règne duquel Amon allait s'établir durablement en dieu dynastique, vont donner progressivement à la ville le rang de capitale théologique et une importance nationale. Le temple de Karnak est refait de fond en comble. En revanche, la nécropole royale abandonne la cité pour le fayoum et Dahchour.
  • Pendant la Deuxième Période Intermédiaire et l'invasion des Hyksos, qui occupent un bref temps le sud du pays avant de refluer, des principautés thébaines organisent la résistance autour de roitelets qui glorifient dans leurs écrits "Thèbes la Victorieuse". Cette lignée de rois thébains se perpétue avec des Antef (V à VII) puis Seqenenrê et Kamosis qui mènent une lutte efficace contre les Hyksos.
  • Avec Ahmosis, fondateur du Nouvel Empire et de la XVIIIe dynastie, la reconquête est achevée. Son fils Aménophis Ier réalise de considérables agrandissements dans le temple dynastique et bâtit son temple funéraire exactement en face, sur l'autre rive, entre Dra Abou'l-Naga et Gourna.
  • Une période d'un éclat incomparable s'ouvre alors sur la ville. Métropole d'un Amon tout-puissant, elle se couvre de sanctuaires : Karnak est profondément remanié et en quelques décennies double sa surface. en cinq règnes et moins d'un siècle, quinze obélisques monumentaux jalonnent le site. Un temple à Amon régénérateur, à Louxor, est la destination d'un grand défilé annuel, avec une procession de barques : la fête d'Opet.
  • La ville est devenue résidence royale et siège d'une partie importante de l'administration à partir du co-règne de Thoutmosis III et d'Hatshepsout ( qui y possède des palais, au nord et au sud de Karnak, aussi bien que sur la rive ouest) et jusqu'à celui d'Amenhotep III. La rive gauche se peuple de nouveaux sanctuaires, comme celui d'Amon de Djéser-set renouvelé par  ThoutmosisIII à Médinet Habou, et de nombreux temples funéraires ou mémoriaux, dédiés aussi bien à Amon qu'au culte du roi régnant, qui se répartissent selon un ordre plus ou moins chronologique du nord au sud, en commençant par le temple d'Hatshepsout à Deir-el Bahari et en s'achevant par l'immense édifice funéraire d'Aménophis III dont ne subsistent de nos jours que les "Colosses de Memnon" qui en ornaient l'accés.
  • La Vallée des Rois devient la nécropole des souverains et de quelques proches privilégiés.
  • Le Nouvel Empire s'achève dans une crise économique grave, Ouaset est le théâtre de grèves, les tombes royales sont pillées et les procés impliquent de hauts fonctionnaires locaux. Malgré un net déclin, Ouaset demeure la principale métropole du sud et dispose à la Troisième Période Intermédiaire d'une relative autonomie. Le pouvoir est aux mains de grands prêtres; néanmoins l'institution de la divine adoratrice d'Amon, souvent issue de la famille royale régnant dans le nord, permet d'harmoniser les rapports entre les deux parties du pays.
  • Les héritiers d'Alexandre puis les Ptolémées s'ingénient à maintenir les splendeurs passées.
  • Sous la domination romaine, la ville est sur le déclin; pendant la Tétrarchie, le temple de Louxor est transformé en camp militaire, une chapelle aux enseignes pour les soldats de la garnison se niche au coeur des antiques sanctuaires.
  • Dictionnaire de l'Antiquité (PUF)

      

  • "De l’autre côté, au soleil naissant, s’est élevée, dans un écrin de verdure fait de plaines inondables, la grande et belle Ouaset. Ses habitants fièrement la surnomme Niout-Amon, la ville du grand dieu Amon-Rê. Là, les vivants y ont bâti leurs maisons en faisant sécher des briques d’argile et de paille, sous le soleil brûlant.
  • Entre les champs qui s’étendent à perte de vue le long des grands flots et les habitations, se dressent ça et là, les demeures des dieux. De somptueux temples grandioses, recouverts par des mots gravés dans la pierre, des mots aux multiples couleurs s’offrent au regard de tous ceux qui les questionnent dans la solitude.
  • Cette cité magnifique est un endroit merveilleux, animée par la vie qui palpite et qui résonne dans chacune de ses rues.Même par des chaleurs excessives, ses habitants s’activent comme l’abeille.
  • Ouaset la puissante, sur une plaine au camaïeu vert et bleu, est comme ceux qui y ont régné un jour…  majestueuse."
  • Extrait du roman "Ta Noutri, Terre des Dieux" 

"La place de vérité" en Egypte antique...

Deir el-Médineh, un village d'artisans qui portait le nom de "Place ou Lieu de Vérité". C'est Thoutmosis 1er qui crée la communauté des artisans spécialisés dans l'aménagement et le décor des sépultures de la Vallée des Rois. Aswan1_031_2

Situé en dehors de la vallée cultivable, le village n'a guère subi de perturbation importante après sa réutilisation assez sporadique comme cimetière à l'époque tardive. Enfin, le milieu désertique où se trouve village et nécropole a contribué à préserver des archives institutionnelles et familiales, ainsi qu'une bibliothèque sur plusieurs générations. Les artisans de "La place de vérité" sachant lire et écrire pour leur travail, ne se sont pas privés d'user de leur aptitude à le faire, que ce soit dans l'exercice de leurs professions ou à titre privé.

Le village comprenait des scribes, des peintres, des tailleurs de pierre ou carriers, des dessinateurs, des policiers, des gardiens et des portiers. Des hommes à tout faire fournissaient l'eau, les matériaux nécessaires au chantier, le combustible et les légumes verts. Les femmes venaient moudre le grain pour faire la farine. Les salaires étaient versés en céréales-blé pour le pain et orge pour la bière-, auxquelles étaient parfois adjoints d'autres denrées et des vêtements.

"La place vérité", lieu placé sous haute surveillance car ses artisans connaissaient le secret des emplacements de tombes dont les richesses, hélas disparues aujourd'hui, tentaient les pilleurs. De nombreuses grandes affaires de vols de tombes et de temples agitèrent toute la rive occidentale thébaine vers la fin de l'époque ramesside et dans lesquelles furent impliqués plusieurs hommes de l'institution.

L'oeil Oudjat... (Amulette en Egypte ancienne)

L'oeil magique avait une place importante pour les anciens égyptiens dans leur pensée magico-religieuse. L'oeil Oudjat, oeil fardé du dieu céleste souligné par la tache de la joue du faucon, symbolisait l'intégrité physique, la plénitude, la vision et la fécondité. On le rencontrait souvent sous la forme d'amulette. Les Egyptiens redoutaient le mauvais oeil, comme celui d'Apophis agresseur du dieu Rê.

Au cours d'un rite d'exécration, le roi frappait rituellement une balle symbolisant la pupille d'Apophis. Pour se protéger du mauvais oeil, ils utilisaient formules magiques et amulettes. Les fards servaient aussi à se protéger magiquement.

Dans les textes tardifs, ils s'en servaient pour provoquer une vision, pour "voir le dieu". Ils connaissaient aussi des formules pour jeter le mauvais oeil. Les textes dont nous disposons demeurent relativement discrets sur le mauvais oeil, ce qui est sans doute dû au fait que les Egyptiens répugnaient à évoquer des réalités jugées néfastes.

(Dictionnaire de l'Antiquité)

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