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juin 2008

Chaouabti ou Ouchebti... les répondants...

A partir du Moyen-Empire apparaissent, dans les tombes égyptiennes, des statuettes funéraires en pierre ou en bois. Elles ne sont alors qu'à un ou deux exemplaires mais deviennent de plus en plus nombreuses aux périodes suivantes tout en changeant de nature.

Dès la fin du Nouvel Empire et surtout au cours du dernier millénaire, on en compte quatre cent une par défunt, correspondant aux jours de l'année et aux trente-six contremaîtres ou dizeniers. Leur matériau évolue vers la "faïence" égyptienne et les chaoubti sont produits de manière industrielle. De même, on les représente moins en costume des vivants mais plus sous forme de momies.

Sous la XXIe dynastie, ils sont devenus des ouchebti, c'est-à-dire des répondants. Le chapitre 6 du Livre des Morts est inscrit sur leur corps: il invite les ouchebti à répondre présent quand le défunt aura à accomplir les difficiles travaux agricoles dans les champs d'Ialou. Ils sont placés dans des boîtes et accompagnés d'outils agricoles miniatures.

(Dictionnaire de l'Antiquité)

Assouan... la première cataracte...

Beau_rivage_dassouan Les beaux rivages d'AssouanAssouan... douceur et plénitude... magnifique Sounou...

Assouan... Sounou dans l'Egypte antique. La racine soun semble désigner "trafiquer, commercer" et semble être à l'origine de cette désignation qui évoquait le caractère commercial de la ville. Celle-ci se situait sur la rive droite du Nil, en aval de la 1re cataracte, qui constituait un véritable rempart de granit, frontière naturelle entre l'Egypte et la Nubie. Assouan n'était à l'origine qu'un petit marché pour la ville d'Eléphantine (Abou), alors capitale du 1er nome de Haute-Egypte.

Les carrières de la région, exploitées dès l'Ancien Empire, permettaient d'extraire du granit, du schiste ou de l'albâtre. Elle firent la renommée d'Assouan, dont le granit rouge servait déjà à la construction des pyramides. Les deux principaux gisements se trouvaient au sud de la ville. Il existait en outre les carrières plus petites sur les îles de Sehel et d'Eléphantine par exemple. Les Egyptiens portaient une attention toute particulière à la qualité de la pierre dont ils établissaient avec soin le lieu d'extraction. Le choix d'Assouan était d'autant plus judicieux qu'il offrait, grâce à la proximité du fleuve, des conditions de transport optimales.

Colline_dassouan

La légende de la caverne du Nil... Sur la rive gauche du Nil... la colline de sable d'Assouan. Les récits des Egyptiens anciens parlent de la caverne des grands flots (Nil), lieu d'origine, selon eux, de la crue du Nil. Ils la situaient près de la première cataracte d'Assouan. Représentée de façon symbolique, par la présence du serpent, celle-ci montre que l'eau provient des profondeurs de la terre, renvoyant au Noun des origines. Au-dessus, sont perchés sur des rochers, le Faucon d'Horus et le Vautour de la déesse de Haute-Egypte, Nekhbet, signifiant la présence des dieux sur terre.

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